Reims : le vertueux réseau de chaleur
Miser sur les réseaux de chaleur pour décarboner nos consommations d’énergie et maîtriser les tarifs des abonnés, c’est le pari gagnant du Grand Reims et des organismes logeurs.
Aménagement urbain
À l’échelle d’une carte, imaginez des dizaines de points rouges reliés entre eux : une toile souterraine, invisible à l’oeil mais qui participe pleinement à réduire les émissions de gaz à effet de serre sur le territoire… Chaque immeuble est raccordé à une chaufferie commune, alimentée à 85 % via des énergies renouvelables. Une vertu quasi inaccessible sans cette mise en réseau ! Le plus petit des réseaux de chaleur urbain est situé dans le secteur Orgeval-Neufchâtel. Le plus vaste a été créé en 1972 dans le secteur Croix-Rouge… et ne cesse de grandir depuis.
Déchets
La chaleur y est produite grâce à un mix énergétique associant bois, déchets de bois (dits bois B), gaz et chaleur provenant de l’unité de valorisation énergétique, nos poubelles en somme. Le tout est issu d’un rayon de 150 km maximum. Ces dernières années, ce réseau historique s’est développé pour atteindre un périmètre équivalent à 20 000 logements, incluant le centre hospitalier. Il alimentera, dans les années à venir, des logements sociaux de l’avenue d’Épernay et de l’avenue Wilson, la Comédie de Reims ou encore le stade Delaune, conformément au schéma directeur des réseaux de chaleur du Grand Reims. Sur un modèle tout aussi vertueux, associant cette fois chaleur industrielle, paille et gaz, un nouveau réseau est en cours de structuration dans le nord de Reims, en lien avec le projet de rénovation urbaine du quartier Europe. Des outils d’avenir !
Dernière mise à jour : 17 février 2026